Le laboratoire pharmaceutique Adwya vise l’international

Le Laboratoire Adwya ne cesse de se repositionner sur l’échiquier pharmaceutique africain. Il  passe à la vitesse supérieure, élargit sa gamme de produits et affiche des ambitions à l’international. Les explications de  Ramzi Sandi, Directeur général d’Adwya  qui nous trace les grandes lignes d’une industrie pharmaceutique plus épanouie, innovante et compétitive.

Fondé il y a 30 ans, par Tahar El Materi, Adwya est devenu   un acteur majeur de l’industrie pharmaceutique en Tunisie.  Il est le 1er  laboratoire pharmaceutique privé tunisien avec  un chiffre d’affaires qui a dépassé les 80 millions en 2013 et qui représente  une part de marché de 10 %. Aujourd’hui le challenge d’Adwya est de conquérir les marchés africains. La   stratégie adoptée par  Adwya pour se développer sur le continent s’appuie sur une approche nouvelle pour l’industrie tunisienne, celle  consistant à créer des filiales dans  les pays émergents d’Afrique, à fort potentiel de développement, comme la Libye et la  Côte d’Ivoire où elle est déjà présente et le Gabon où elle compte s’installer prochainement.

 

Forte croissance malgré la crise 

 

Depuis deux ans Adwya est en train de réaliser  une croissance à deux chiffres. En 2013 elle a évolué de + 20 % sur l’ensemble de son activité consolidée : produits princeps et génériques. Pour les génériques seuls, qui constituent l’essentiel de son activité, la croissance cumulée  a atteint 64 % pour les deux dernières années. Adwya est le seul laboratoire à avoir réussi cette performance.

 

Maintenir la croissance 

 

La fabrication de  produits pharmaceutiques destinés à prendre soin de ce que l’homme a de plus cher, sa santé, impose une double exigence :

– un processus de fabrication de qualité

– et une conformité par rapport aux référentiels réglementaires et normatifs en vigueur.

Chez Adwya, le  système de management de la qualité   applique les  référentiels les plus élevés, de l’industrie du médicament à l’échelle mondiale. C’est pour cela que les plus grands laboratoires pharmaceutiques internationaux  lui ont confié, depuis 30 ans  la fabrication de leurs médicaments en Tunisie. Pour avoir les moyens de sa politique et maintenir une croissance soutenue, Adwya a choisi d’investir dans l’élément humain, tout en maintenant ses investissements   en équipements industriels de qualité. Adwya emploie aujourd’hui 500 personnes, dont plus de la moitié sont des diplômés du supérieur : pharmaciens, médecins, ingénieurs, gestionnaires… En termes d’investissements, le Conseil d’Administration a alloué 11 millions de dinars pour les années 2013 et 2014 afin d’accompagner le développement industriel de Adwya pour répondre aux besoins du marché local et  de l’export.

 

Un intérêt particulier aux médicaments des pathologies cardiaques

 

Les maladies cardiovasculaires constituent la  principale  cause de mortalité en Tunisie, malgré les progrès remarquables réalisés en cardiologie et en chirurgie cardiovasculaire au cours des dernières années. Adywa, qui accorde une grande importance à ce problème de santé publique,  investit aujourd’hui en cardiologie et met à la disposition de cette spécialité de nombreux médicaments disponibles, aussi bien en médecine de ville que dans les hôpitaux. Adwya contribue également à la formation des médecins tunisiens en organisant des enseignements postuniversitaires. Le dernier EPU en date a été organisé fin février 2014 à Hammamet où  140 cardiologues de toute la Tunisie ont assisté. Les thèmes développés ont concerné les dernières recommandations  internationales en ce qui concerne la place des médicaments anti-cholestérol  dans la protection cardiovasculaire et  la prévention de la mortalité par maladie cardiaque. Elles ont été présentées par le Pr Fayçal Jerraya de l’hôpital Hédi Chaker de  Sfax et les nouvelles recommandations  pour le traitement  de l’HTA et la prévention  des accidents vasculaires cérébraux et  des risques de maladies cardiovasculaires, présentées par le Pr Xavier Girerd, de l’hôpital Pitié Salpetrière de Paris.