Lutte antidopage : Furosémide

Le  CNOP a été alerté par l’Agence Nationale Antidopage  (ANAD) quant au mésusage du Furosémide par certains sportifs.  

En effet,  cette alerte sanitaire est due au fait que ce médicament a des effets dopants et nécessite une prescription sur ordonnance.
Il est généralement prescrit en tant que diurétique permettant l’élimination de l’eau par les reins et le traitement de l’hypertension artérielle. La dispensation du Furosémide doit être tributaire d’une prescription médicale, conformément à la Loi 69-54 des substances vénéneuses.
Le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens appelle les confrères officinaux à plus de vigilance et à appliquer strictement la loi. Cette alerte de l’ANAD est placée dans le cadre de la prévention  et la lutte contre les produits dopants.

Il est à noter que ce médicament a suscité, le mois dernier, une polémique de conditionnement en France, causant la mort de six victimes et entraînant l’inspection de 220.000 boîtes de médicaments suite à un retrait de deux lots où le médicament a été remplacé par un somnifère, le Zopiclone. L’incident a été suffisamment sérieux pour alerter l’Agence nationale de sécurité du médicament. Une autopsie pratiquée « n’a pas permis d’attribuer ce décès à la prise du médicament incriminé mais nous sommes dans l’attente des résultats toxicologiques », a affirmé le procureur de la République de Toulon, Xavier Tarabeux. Selon la même source, la quatrième victime avait rapporté elle-même les lots incriminés à son pharmacien bien avant son décès, dû à un œdème pulmonaire.

« Tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substance nuisible », tels sont les chefs d’inculpation du parquet, retenus contre le laboratoire Teva. Le Furosémide est contre-indiqué dans les cas d’encéphalopathies, d’allaitement et d’allergies aux sulfamides. Il peut être à l’origine d’effets indésirables, comme les œdèmes et la décompensation cardiaque.