Le syndrome des jambes sans repos (SJR) est une maladie neurologique qui se manifeste par un besoin irrépressible et une manière impérieuse de bouger les membres inférieurs, surtout la nuit.

Au moins 15 % de la population mondiale souffre d’impatiences dans les jambes

Le syndrome des jambes sans repos (SJR) est aussi baptisé la maladie de Willis-Ekbom, « impatiences dans les jambes » ou encore « impatiences nocturnes », elle toucherait environ jusqu’à 15 % de la population mondiale selon les pays.
D’après une étude américaine récente réalisée par des chercheurs de l’Université de Minnesota, le syndrome des jambes sans repos pourrait trouver son origine dans le cerveau.
Leurs conclusions ont été publiées dans la revue de l’American Academy of Neurology. Leurs travaux ont porté sur 28 volontaires souffrant de troubles nocturnes du sommeil depuis plus de 13 ans.
Ces patients ont été comparés à un groupe témoin de 51 personnes bénévoles, les deux groupes ont bénéficié d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale.
Dans ces termes, les chercheurs américains ont découvert que les patients souffrant d’un syndrome des jambes sans repos présentaient des tissus cérébraux plus minces, à raison de 7,5 % que la moyenne, au niveau de leur cortex cérébral.
Cette région du cerveau est reconnue pour ses caractéristiques, elle recevoit les informations et les messages liées aux fonctions sensorielles transmis par différentes parties de l’organisme.
Les chercheurs américains ont ainsi relevé que les modifications qui s’opèrent lors du syndrome des jambes sans repos (SJR) est en rapport avec la fonction cérébrale.
 
A partir de ces observations, des travaux scientifiques seront menés prochainement pour mettre au point des options thérapeutiques efficaces pour ce syndrome.