La clomipramine, un antidépresseur contre la sclérose en plaques

La clomipramine, un antidépresseur tricyclique, pourrait se révéler efficace chez les patients souffrant de sclérose en plaques (SEP).
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune et inflammatoire du système nerveux central touchant la gaine de myéline qui protège les neurones subissant une réaction de défense du système immunitaire et se dégradant progressivement, ce qui perturbe la transmission de l’information entre le cerveau et les différents organes du corps. La SEP affecte surtout les personnes entre 25 et 60 ans et particulièrement les femmes.
Selon une nouvelle étude menée conjointement par l’Université de Calgary au Canada et par la Ruhr-Universität Bochum en Allemagne, un médicament de la famille des antidépresseurs pourrait être efficace contre la sclérose en plaques. En réalisant une expérience sur des souris atteintes par la SEP, les scientifiques ont découvert que la clomipramine permettait de préserver plus longtemps les mitochondries, diminuait l’agressivité des leucocytes et réduisait l’inflammation au niveau cérébral, dont la dégradation des fibres nerveuses.
La clomipramine qui est commercialisée également sous le nom d’Anafranil, entre autres, est un antidépresseur tricyclique prescrit en cas d’épisodes dépressifs majeurs. « Bien entendu, des études complémentaires seront nécessaires afin, notamment, de déterminer les effets secondaires indésirables de ce médicament pour les personnes atteintes de SEP » expliquent les chercheurs, qui ont publié leurs travaux dans la revue spécialisée Nature Communications.