Pharmacie Algérienne et carte Chifa

La généralisation à l’ensemble du territoire du dispositif permettant la réactualisation de sa carte Chifa (proche de la carte Vitale française) au sein des officines (et non plus uniquement dans les centres de Sécurité sociale) fait grincer les dents de quelques pharmaciens qui s’irritent de cette tâche administrative supplémentaire, les éloignant de leur mission principale : accompagner les patients dans l’administration des médicaments.

Cette « dérive », selon l’expression de Kamel Baghloul, président de la section ordinale de la région d’Oum El-Bouaghi, s’accompagne d’un phénomène de plus en plus marqué de « saturation ». On ne peut compter théoriquement plus d’une pharmacie pour 5 000 habitants en Algérie. Cependant, ces seuils ne sont pas toujours respectés et les zones sur-dotées se multiplient, ayant des conséquences financières mais également vis-à-vis de l’image de la pharmacie car l’abondance ne rime pas toujours avec la plus grande qualité. De plus, cette offre pléthorique est au détriment des autres secteurs de la pharmacie : hospitalière et industrielle. Aussi, Kamel Baghloul suggère-t-il de suspendre la filière officinale pour la remplacer par des sections dédiées à la pharmacie hospitalière et industrielle.