France : indemnisation des victimes de la Dépakine

En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) vient de publier une étude chiffrée révélant qu’entre 2007 et 2014, 14.322 femmes enceintes, soit près de 2 pour 1.000 grossesses débutées, ont été « exposées » à la Dépakine, ce médicament antiépileptique qui présente des risques élevés pour la santé du fœtus (10 %).

Selon un rapport de l’Inspection des affaires sociales rendu début 2016, 450 enfants exposés in utero au valproate de sodium sont nés avec des malformations congénitales entre 2006 et 2014, sachant que ce produit se retrouve dans des traitements non seulement pour l’épilepsie, mais aussi pour les troubles bipolaires (Dépakote, Dépamide et génériques). Les malformations portent essentiellement sur le cœur, les reins, les membres, la colonne vertébrale et comprennent des fentes labio-palatines.
Suite à ce rapport, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé la mise en place d’un dispositif d’indemnisation des victimes, qui sera voté au Parlement d’ici la fin de l’année, et d’un dispositif de prise en charge totale des soins pour les patients reconnus dans le cadre d’un « protocole de dépistage et de signalement » par l’Assurance maladie.

Jaouida Ben Aouali