Risque accru de diabète gestationnel en cas de traitement par médicaments antipsychotiques

La prise de médicaments antipsychotiques indiqués particulièrement contre la schizophrénie peut entraîner un risque accru de diabète gestationnel, selon une étude réalisée notamment par des équipes de chercheurs travaillant respectivement dans le Brigham and Women’s Hospital et l’Université d’Harvard aux Etats-Unis.
 

Cette étude récente a été publiée en mai 2018 dans le journal scientifique « American Journal of Psychiatry ». Le diabète gestationnel est une affection qui survient chez les femmes au cours du deuxième trimestre de la grossesse et dans la majorité des cas, cette affection diabétique disparaît après l’accouchement. Près de 3% à 15% des femmes sont touchées par le diabète gestationnel au cours de leur grossesse.
Les chercheurs ont analysé 1 543 334 dossiers de femmes et durant le suivi de leur grossesse.
Le risque brut de développer un diabète gestationnel chez les femmes continuant leur traitement par rapport aux décrocheurs était respectivement de 4,8% et 4,5% pour l’aripiprazole, 4,2% et 3,8% pour la ziprasidone, 7,1% et 4,1% pour la quétiapine, 6,4% et 4,1% pour la rispéridone et 12,0 % et 4,7% pour l’olanzapine.
 
Les chercheurs concluent : la poursuite de la prise d’olanzapine et de quétiapine, deux antipsychotiques atypiques, pendant la grossesse démontre un risque accru de diabète gestationnel par rapport aux femmes qui ont arrêté ces médicaments avant la grossesse.
 

Source : American Journal of Psychiatry – Continuation of Atypical Antipsychotic Medication During Early Pregnancy and the Risk of Gestational Diabetes