Un test ADN pour diagnostiquer le cancer pulmonaire

C’est un test assurant une analyse de l’ADN circulant dans le sang qui permettra de détecter un cancer du poumon à son début.
Des chercheurs américains de l’Institut Dana Farber viennent de présenter leur découverte lors du Congrès de la société américaine d’oncologie clinique (ASCO) qui se tient du 1er au 5 juin 2018 à Chicago.
 
Dès qu’une tumeur se développe au niveau des poumons, des fragments d’ADN tumoral circulant (ctDNA) ou des cellules tumorales circulantes (CTC) se dispersent et circulent dans le sang. Un test sanguin permet de relever la présence de ces portions d’ADN.
 
Ces portions ADN circulant dans le sang sont le support de données utiles pour la surveillance médicale et le suivi de la prise en charge du patient. La difficulté actuelle à surpasser comprend d’une part leur détection et d’autre part l’interprétation de leur signification. C’est pourquoi ce test sanguin constitue une prouesse médicale aussi bien dans la mise en place du diagnostic que dans la prise en charge des patients.
Le projet de la découverte de ce test sanguin a été baptisée Circulating Cell Free Genome Atlas (CCGA).
Les chercheurs ont mené des examens de diagnostic chez 127 malades atteints d’un cancer du poumon à différentes phases du développement des tumeurs, soit de la première phase du cancer pulmonaire au quatrième stade.
 
Trois types de tests sanguins ont été élaboré pour les diagnostics de ces malades aboutissant à une faible proportion de faux positifs. Ils doivent encore être testé à grande échelle (notamment chez des personnes n’ayant pas été diagnostiquées d’un cancer) concluent les chercheurs.