Sensibilisation à la réduction de risques associés à la consommation de drogues par voie intraveineuse en Tunisie

Un atelier interactif a été adressé aux pharmaciens sur le thème «  la sensibilisation à la réduction de risques associés à la consommation de drogues par voie intraveineuse en Tunisie » par l’association ATL-MST SIDA et la Société tunisienne d’Addictologie en partenariat avec la Fondation Suisse Drosos, le 10 mars 2016 à Tunis.

Cet atelier a porté sur la présentation des objectifs de « la réduction des risques des consommateurs de drogues » par le Dr Mohamed Ridha Kammoun, une exposition de «  l’utilité sanitaire et sociale de la réduction des risques » par r Bilel Mahjoubi (Directeur exécutif de l’Association tunisienne de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles (MST)), « Les traitements de substitutions aux opiacés » par le Dr Haifa Zalila (Psychiatre et secrétaire générale de la Société tunisienne d’Addictologie) et la présentation des centres d’accueil et de prévention ainsi que des principales réalisations des CAP (Centre d’accompagnement pour la prévention).

Dans le cadre de la décentralisation, il existe 4 centres qui offrent un accueil de prévention et constituent des espaces d’assistance socio-médicale, psychologique, psychiatrique ergothérapeutiques et juridiques et ce à Mellassine, à Nabeul, à Kasserine et à Gafsa. En Tunisie, 55% des jeunes qui consomment de la drogue sont âgés de 15 à 19 ans.

Environ 30 mille jeunes sur le Grand Tunis le font par voie d’injection. Les objectifs de cet atelier visaient notamment la sensibilisation et l’appui du rôle du pharmacien grâce sa proximité avec ses clients et l’approche des soins de substitution pour un sevrage et une diminution des risques d’addiction.

Ces traitements de substitution ont des impacts positifs parce qu’ils peuvent sauver des vies, des études ont montré que 50% des patients présentent, à la suite de cette prise en charge une meilleure situation, près de trois quarts des personnes addictes guérissent et deux tiers des usagers estiment qu’ils disposent d’une meilleure qualité de vie avec ces traitements.