Vaccin anti-papillomavirus humain (HPV) à dose unique

Alors que la couverture vaccinale contre le papillomavirus humain (HPV16 et 18) reste en deçà des attentes dans la plupart des pays, il est question de diminuer l’indication  de vaccination à une dose unique permettant d’œuvrer à simplifier la vaccination.

En 2013, la couverture vaccinale anti-papillomavirus est faible et évaluée à 35 % dans des pays industriels développés comme la France et les Etats-Unis. Suite à une analyse de cohorte menée auprès de plus de 20.000 jeunes filles et sous réserve d’études complémentaires, l’indication d’une monodose, avec des résultats tout à fait comparables à ceux appliquant trois doses, serait proposée.
Par ailleurs, il reste à vaincre les équivoques liées aux effets indésirables et à rappeler que le cancer du col de l’utérus est au quatrième rang des cancers les plus fréquents chez les femmes, avec près de 540.000 nouvelles atteintes par an et 260.000 décès dans le monde.

Les chercheurs ont évalué l’efficacité du Cervavix chez plus de 25.000 jeunes filles de 15 à 25 ans réparties comme suit : 22.327  jeunes filles ont reçu 3 doses de ce vaccin, 1.185 ont reçu 2 doses et 543 ont reçu une seule dose vaccinale. L’efficacité du vaccin contre les types 16 et 18 a été évaluée avec 77 % pour les 3 doses vaccinales, 76 % pour les deux doses, 86 % pour l’utilisation d’une seule dose vaccinale.
Par ailleurs et pour les vaccins contre le papillomavirus humain des types HPV 31, HPV 33 et HPV 45, les résultats sont de 60 % pour les trois doses vaccinales, 38 %  pour les deux doses vaccinales et 37 % pour une dose unique.

Quatre ans après la vaccination, une ou deux doses du vaccin protègent aussi bien que les trois doses initialement recommandées, deux doses à six mois d’intervalles apportant une protection croisée, des données qui appellent à confirmer, éventuellement par d’autres études, l’efficacité d’une dose unique et à revoir les recommandations en conséquence.