Débat sur une seconde faculté de pharmacie

Il y a un débat de plus en plus animé dans les milieux scientifiques en Tunisie et, en particulier, chez les pharmaciens et les étudiants en pharmacie.
Ce débat tourne autour de deux questions : a-t-on besoin d’une faculté de pharmacie privée ? Et a-t-on besoin d’une deuxième faculté de pharmacie publique, quelque part sur le territoire tunisien, comme a l’intention de le faire le ministère de la Santé, intention exprimée clairement par le ministre Abdellatif Mekki en juin dernier lors de la remise des diplômes de doctorat à la faculté de pharmacie de Monastir ?
Concernant la première question, la réponse est non. En effet, une forte majorité semble se dégager pour refuser l’idée même d’une faculté de pharmacie privée en Tunisie. Les raisons avancées sont franchement convaincantes. Quant à la deuxième question, les avis sont plutôt mitigés et le pour et le contre ont tous deux leurs arguments

Hmida Ben Romdhane

L’idée de créer une faculté de pharmacie privée en Tunisie n’est pas nouvelle. Elle remonte déjà à plus de dix ans, et le premier à avoir caressé l’idée d’un tel projet est Mohamed Bouebdelli, le propriétaire de la célèbre fondation. Celui-ci, à la suite de l’adoption de la loi sur les universités privées en 2001, avait présenté un projet de création d’une faculté privée de pharmacie en 2002. Projet refusé. Si, jusqu’à ce jour, un tel projet n’a pas pu être concrétisé, c’est parce que l’opposition, tant de la part des autorités publiques que de celle de la profession elle-même est forte. L’idée de base qui justifie cette opposition est qu’une faculté de pharmacie privée sonnerait le glas de la qualité et du niveau de l’enseignement et, surtout, enterrerait les notions de mérite et d’égalité des chances qui auréolent cette discipline.
Les opposants à l’initiative d’investisseurs tels que Bouebdelli, estiment que celui qui crée un établissement d’enseignement secondaire ou une université est bien plus intéressé par le profit que par la promotion de la science et du savoir. D’autre part, dans une université privée, celui qui a de l’argent peut s’inscrire, indépendamment de sa moyenne au baccalauréat. Par conséquent, la sélection se fait par l’argent et non par le niveau scientifique du candidat.
Ceux qui défendent l’investissement privé dans le domaine du savoir et, dans le cas d’espèce, dans les études pharmaceutiques sont d’un autre avis. Tout d’abord ceux qui ont les moyens de s’inscrire dans une université privée peuvent tout aussi bien s’inscrire à l’étranger où le critère de la moyenne au baccalauréat n’existe pas. Ensuite la qualité de l’enseignement pourrait être meilleure que dans l’université publique dans la mesure où les meilleurs professeurs et les plus grandes compétences pourraient être attirés par les hauts salaires que proposerait le privé.
Ce débat risque de durer encore des années, car, compte tenu de la situation politique et économique dangereuse qui prévaut dans le pays, il est hautement improbable qu’il y ait dans les années à venir un gouvernement qui inclurait dans ses priorités la création d’une faculté de pharmacie privée.
Qu’en est-il d’une deuxième faculté de pharmacie publique en Tunisie ? En a-t-on vraiment besoin ?
En juin dernier, alors qu’il assistait à la remise des diplômes de doctorat à la Faculté de pharmacie de Monastir, le ministre de Santé Abdellatif Mekki a lancé l’idée d’une deuxième faculté. « Une nouvelle faculté de pharmacie sera créée au cours des prochaines années afin de renforcer les capacités du pays dans cette spécialité. » Le ministre a émis le souhait de voir une seconde faculté de pharmacie ouvrir ses portes « au cours de l’année universitaire 2015-2016 ».
Que pense de cette initiative la doyenne de la faculté de pharmacie de Monastir, Mme Souad Sfar ? « La création d’une deuxième faculté de pharmacie peut se justifier, dit-elle, par le surbooking que vit la faculté de pharmacie de Monastir. Le conseil scientifique de notre faculté s’est prononcé à ce sujet et il est d’accord pour la création d’une deuxième faculté de pharmacie pour désengorger la faculté de pharmacie de Monastir. Le nombre d’orientés en pharmacie ne doit pas augmenter afin d’essayer de tendre vers une réelle adéquation formation emploi. Objectivement parlant cette faculté ne peut être que dans la région de Tunis, étant donné la proximité des CHU et la présence d’un grand nombre de collègues enseignants exerçant dans les CHU du grand Tunis. C’est une question de bon sens. »
La plupart des personnes, pharmaciens, enseignants et spécialistes du secteur, avec qui nous avons discuté de la question soutiennent l’idée d’une deuxième faculté de pharmacie, mais préfèrent s’exprimer anonymement, compte tenu de ce qu’ils appellent « la situation politique malsaine qui prévaut dans le pays et la propension générale à politiser les questions les plus anodines ».
L’argument central qui milite en faveur de la création d’une deuxième faculté de pharmacie est « l’engorgement » de la faculté de Monastir. Créer un autre centre d’enseignement, permettrait de soulager l’institution monastirienne, à condition, comme l’a précisé Mme Souad Sfar, que le nombre d’orientés en pharmacie reste constant. La formation perd en qualité à cause du grand nombre d’inscrits dans un seul espace universitaire. Le désengorgement est donc l’une des garanties de la qualité de l’enseignement.

L’autre argument est qu’une faculté de pharmacie ne doit pas être liée à tel ou tel hôpital. Son emplacement doit être proche de centres d’activités importants, qu’ils soient hospitaliers ou industriels. A partir de cette idée, tous nos interlocuteurs se sont montrés absolument contre l’idée de création d’une faculté de pharmacie dans le sud, ce qui serait selon eux « une absurdité ». Pratiquement tous ont fait la remarque qu’« il n’est pas normal qu’il n’y ait pas de faculté de pharmacie dans le grand Tunis qui englobe les gouvernorats de Tunis, Ariana, Ben Arous et Manouba. »
Les défenseurs de cette idée soulignent le fait que la formation en pharmacie ne consiste pas seulement en des cours magistraux ou des travaux pratiques ou dirigés, mais aussi en stages. Toutefois, et c’est là une réalité malheureuse, les hôpitaux situés en dehors des grandes agglomérations industrielles et hospitalières ne peuvent pas offrir aux apprentis pharmaciens les conditions d’un stage réussi.

Un autre élément important. La distance. On ne peut pas implanter une faculté de pharmacie à Médnine, Kébéli ou Djerba et demander à des professeurs de faire de grands trajets pour venir donner des cours et revenir tout de suite après à leurs activités dans les grandes villes. Trop de stress et trop de perte de temps pour les enseignants ne peuvent que se répercuter très négativement sur la qualité de l’enseignement.
Cela dit, il y a aussi des avis qui refusent l’idée même d’une seconde faculté de pharmacie, considérée comme « inutile », compte tenu du « trop plein » de diplômés, dont beaucoup sont encore à la recherche d’emplois ou en attente de l’opportunité d’ouvrir leur propre officine. Pour eux, le nombre des inscrits à l’Ordre des pharmaciens comporte des centaines de chômeurs. Les besoins du pays en pharmaciens sont largement couverts et donc, une deuxième faculté de pharmacie ne peut que produire plus de chômeurs.
Mais leur principal argument, les opposants à une deuxième faculté de pharmacie le puisent dans la déclaration même du ministre de la Santé. « De quel droit, se demandent-ils, un gouvernement provisoire dont la tâche consiste essentiellement à gérer les affaires courantes, s’implique-t-il dans des projets aussi cruciaux ?».

Souad Sfar : 

Doyenne de la Faculté de pharmacie

« Les autorités de tutelle ne s’acquittent pas convenablement de leurs responsabilités »

A la fin du mois de septembre dernier, le Conseil scientifique de la Faculté de pharmacie de Monastir a présenté collectivement sa démission, en protestation contre certaines mesures prises par le ministère de la Santé. Qui mieux que la doyenne de la faculté de pharmacie de Monastir, Mme Souad Sfar, peut expliquer les raisons de ce bras de fer qui oppose désormais les enseignants et les cadres dirigeants de cette faculté au ministre de la Santé qui agit de manière un peu cavalière face à leurs demandes légitimes ?
Dans cette interview, Mme Sfar n’a pas parlé uniquement des raisons de la démission du Conseil scientifique. Bien d’autres sujets ont été abordés, et elle a répondu avec clarté et franchise à toutes les interrogations de Pharm’Info.

Hmida Ben Romdhane

Quelles sont les raisons qui ont amené le Conseil scientifique de la Faculté de pharmacie de Monastir à présenter sa démission ?

Le Conseil scientifique de la Faculté de pharmacie a présenté sa démission à l’unanimité de ses membres, étant donné que le ministère de la Santé n’a pas tenu ses engagements en matière de reclassement des services de pharmacie dans 7 centres hospitalo-universitaires. Or ces services constituent le prolongement de la faculté en matière de formation, encadrement et lieux d’exercice des enseignants hospitalo-universitaires en pharmacie hospitalière.
Il est à signaler que la Faculté de pharmacie a œuvré pour l’essor de la pharmacie hospitalière et ceci par la mise en place d’une nouvelle filière de spécialisation en pharmacie hospitalière depuis 2000. En 2006 il y a eu le premier concours d’assistant en pharmacie hospitalière et en 2011 le premier concours d’agrégation.
La pharmacie hospitalière a connu un nouvel élan et de nouvelles activités hospitalières. A titre d’exemple, l’internat en pharmacie est mis en place et la chaîne internes, résidents, pharmaciens spécialistes hospitalo-universitaires est bouclée.
Le corps des pharmaciens hospitalo-sanitaires et hospitalo-universitaires est en parfaite harmonie au sein des services de pharmacie à vocation hospitalo-universitaire jusqu’au jour où la succession au poste de chef de service s’est posée.
Et à notre grande surprise, des arrêtés publiés le 18 octobre 2011 suivis d’autres publiés le 17 mai 2012 déclassent les services de pharmacie pour devenir hospitalo-sanitaires. En tout 7 CHU ont été concernés par cette mesure.
Un décret publié le 29 mai 2012 prévoit des dérogations pour permettre à un pharmacien ou dentiste sanitaire d’être nommé dans une structure hospitalo-universitaire.

Le Conseil scientifique a contesté vivement ces mesures et des promesses fermes de reclassement ont été avancées par le ministère de la Santé.
Différents entretiens avec monsieur le Ministre de la Santé ont eu lieu et la faculté a été rassurée que le reclassement allait se faire. Mais rien n’a été fait jusqu’à aujourd’hui. Ces déclassements ont été faits pour permettre à des pharmaciens sanitaires d’être chefs de services.
En dehors de ces sujets qui ont été la cause directe de la démission du Conseil scientifique, la mauvaise situation générale de la faculté (bâtiments, équipements, effectifs des étudiants, dernières augmentations salariales non équitables pour les enseignants pharmaciens HU …) est aussi l’une des causes de ce ras-le-bol du Conseil scientifique.

Cette démission est-elle définitive ou sera-t-elle retirée dans le cas où un accord sera trouvé avec les autorités de tutelle ?

Le Conseil scientifique peut revenir sur sa décision si le ministère de la Santé manifeste une réelle volonté de remédier à la situation et en particulier le reclassement des pharmacies hospitalières. A ce sujet de nouvelles promesses sont faites et encore rien de concret ; la révision des textes relatifs aux conditions de nomination des chefs de service des pharmacies HU des EPS et d’une manière plus générale la prise en considération du corps pharmaceutique HU par le département de la santé (participation dans les commissions et comités jouant un rôle dans la vie des hôpitaux et dans le domaine de la santé).

Les autorités de tutelle représentées par les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur s’acquittent-elles convenablement de leurs responsabilités vis-à-vis de l’institution que vous dirigez ou constituent-elles une entrave à sa bonne marche ?

Les autorités de tutelle ne s’acquittent pas convenablement de leurs responsabilités vis-à-vis de la Faculté de pharmacie, en témoigne ce qui a été fait au niveau des pharmacies hospitalières, ce qui constitue une entrave à la bonne marche de l’institution. Il faut signaler que cette mesure de déclassement bloque la carrière des enseignants hospitalo-universitaires et n’encourage pas les résidents à intégrer cette carrière. De même, les différents dossiers relatifs à la situation de la faculté ne sont pas suffisamment pris en considération et ceci malgré les promesses des deux ministères de tutelle.

Dans quelle mesure peut-on dire que l’instabilité politique, l’anarchie administrative et le marasme économique qui sévissent dans le pays depuis le 14 janvier 2011 ont eu des conséquences négatives sur l’enseignement à la faculté de pharmacie ?

La situation par laquelle passe notre pays a certainement un impact direct ou indirect sur la marche de toutes les institutions. En attestent des promesses non tenues, des hésitations et un manque de coordination des services des deux départements sur la marche de la faculté.

L’actuel ministre de la Santé a affirmé il y a deux ou trois mois que son ministère compte créer une autre faculté de pharmacie, dans le sud je crois. Pensez-vous que le pays ait besoin d’une autre faculté pour former des pharmaciens ?

La création d’une deuxième faculté de pharmacie peut se justifier par le surbooking que vit la Faculté de pharmacie de Monastir. Le Conseil scientifique de notre faculté s’est prononcé à ce sujet et il est d’accord pour la création d’une deuxième faculté de pharmacie pour désengorger la Faculté de pharmacie de Monastir. Le nombre d’orientés en pharmacie ne doit pas augmenter afin d’essayer de tendre vers une réelle adéquation formation emploi.
Objectivement parlant, cette faculté ne peut être que dans la région de Tunis, étant donné la proximité des CHU et la présence d’un grand nombre de collègues enseignants exerçant dans les CHU du grand Tunis. C’est une question de bon sens.

Beaucoup de pharmaciens et d’étudiants en pharmacie ne cachent pas leur préoccupation, voire leur colère, concernant la « concurrence » des pharmaciens formés dans les pays d’Europe de l’est. Pensez-vous qu’il y a là un vrai problème ou c’est une simple tempête dans un verre d’eau provoquée par ce que certains appellent une « minorité irascible » ?

La formation à l’étranger constitue une véritable problématique sur laquelle toutes les parties intéressées par la profession pharmaceutique doivent se pencher. Notre pays ne peut pas accueillir tous les diplômés. En effet, le plus grand secteur d’emploi est celui de l’officine. C’est le secteur qui attire le plus les jeunes diplômés. Or le secteur officinal est actuellement saturé. Ce dossier mérite d’être pris à bras-le-corps, loin de tout lobbysme et ne prenant en considération que l’intérêt des professions de la santé.

Dans quelques années cela fera un demi-siècle que la faculté de pharmacie existe. Les cadres dirigeants de la faculté pensent-ils déjà à cet anniversaire fortement symbolique ? Comment imaginez-vous l’institution que vous dirigez à cette échéance ?

Certainement 50 ans d’âge pour la faculté de pharmacie constitueront l’âge d’or pour cette institution en plein essor sur les plans de la formation et de la recherche. J’espère qu’elle sera accréditée pour pouvoir occuper la place qui lui revient sur la scène internationale. Notre faculté doit s’ouvrir davantage sur son environnement socio-économique. Elle doit pouvoir jouer pleinement son rôle dans le domaine du médicament, sur la base d’un véritable partenariat avec l’industrie pharmaceutique. Elle doit continuer à jouer son rôle dans le domaine de la biologie médicale tout en le développant. La faculté doit continuer à promouvoir la pharmacie hospitalière et la pharmacie d’officine par une formation plus ciblée permettant aux futurs diplômés d’être mieux armés dans les domaines de la pharmacie clinique, de l’éducation thérapeutique, en pharmaco-économie…

Le top 10 des compagnies pharmaceutiques qui recrutent

Malgré une conjoncture économique mondiale loin d’être florissante, l’industrie pharmaceutique continue à bien se porter et s’offre le luxe de recruter encore. Voici donc une sélection des dix premières industries pharmaceutiques, réalisée par le magazine Fortune 500 où les propositions d’emploi continuent d’affluer…

Neyli Yasmine

1. PFIZER
Rang : 40
Revenus : 67,932 millions de $
Bénéfices : 10,009 millions de $
Classée en tête du top 10, Pfizer est plus que jamais à l’apogée de son succès, avec des bénéfices qui assurent à la compagnie une place de choix dans le classement de Fortune 500. Seule ombre au tableau, la compagnie va devoir réduire ses effectifs et ce, en raison de l’expiration du brevet concernant le médicament Atorvastatin (Lipitor), qui aide à lutter contre le cholestérol.

2. Johnson & Johnson
Rang : 42
Revenus : 65,030 millions de $
Bénéfices : 9,672 millions de $
Se targuant d’être seconde au classement, la compagnie américaine a tout de même été obligée de fermer l’une de ses unités de production à Cashel, en Irlande. Loin d’être financière, la raison de cette fermeture est due à la décision de J&J d’investir dans la recherche coronaire.

3. Merck
Rang : 57
Revenus : 48,047 millions de $
Bénéfices : 6,272 millions de $
Classée troisième, la compagnie pharmaceutique a, depuis 2007, lancé une nouvelle unité de production en Californie, avec l’intention d’y investir plus de 90 millions de dollars sur une période de 7 ans.

4. Abbott Laboratories
Rang : 71
Revenus : 38,851 millions de $
Bénéfices : 4,728 millions de $

Classée quatrième, la compagnie a récemment annoncé son intention d’investir 270 millions de dollars dans une nouvelle unité de production aux Etats-Unis (Ohio), insistant sur le fait que cela génèrera plus de 241 emplois directs.

5. Eli Lilly
Rang : 119
Revenus : 24,286 millions de $
Bénéfices : 4,347 millions de $
Aux dernières informations recueillies, la compagnie, classée cinquième, prévoit la construction d’une nouvelle unité de production, avec l’aide d’un investissement de plus de 330 millions de dollars. L’unité sera localisée à Kinsale (en Irelande) et engendrera plus de 200 emplois directs.

6. Bristol-Myers Squibb
Rang : 134
Revenus : 21,244 millions de $
Bénéfices : 3,709 millions de $
Bristol-Myers Squibb s’est vue obligée de faire plusieurs plans de restructuration, ces dernières années, pour continuer à être compétitive et investir dans des projets. Contrairement à ses aînées, aucun plan de construction de nouvelle unité de production n’est à prévoir pour l’instant.

7. Amgen
Rang : 168
Revenus : 15,582 millions de $
Bénéfices : 3,683 millions de $
La firme Amgen a annoncé, en avril dernier, son intention de créer plus de 150 emplois directs à travers un programme d’agrandissement de son unité de production, basée à Dun Laoghaire à Dublin (Irlande). D’une valeur de plus de 150 millions de dollars, ce plan inclut une extension, une autre unité de production, ainsi qu’un programme de nouveaux revêtements pour toutes les machines.

8. Gilead Sciences
Rang : 306
Revenus : 8,385 millions de $
Bénéfices : 2,803 millions de $
Firme biotechnologique, Gilead Sciences a dernièrement décidé de consolider son unité de production basée à Durham (Foster City, Californie). Entre autres, la compagnie a également fait part de son intention d’investir 60 millions de dollars dans une toute nouvelle unité de production biopharmaceutique à Dublin, créant 80 emplois.

9. Mylan
Rang : 396
Revenus : 6,129 millions de $
Bénéfices : 536,800 millions de $
En avril dernier, Mylan a annoncé la création de plus de 500 postes supplémentaires et ce, dans le cadre d’une extension qui s’étalera sur une durée de 5 ans, le tout pour plus de 380 millions de livres sterling.

10. Allergan
Rang : 448
Revenus : 5,419 millions de $
Bénéfices : 934,500 millions de $
La firme pharmaceutique, connue surtout pour produire le Botox, projette de construire une usine de développement et de recherche à Bridgewater (Angleterre). Coût du projet : 12 millions de livres sterling. Cette nouvelle unité pourra se targuer d’être la plus grande du groupe, avec plus de 93 mille mètres-carrés, et de créer plus de 400 emplois directs. La firme américaine compte également agrandir son unité de production à Westport (Irlande) et créer ainsi 200 postes supplémentaires…

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