Les femmes plus exposées à l’asthme que les hommes

Les femmes plus affectées par une maladie allergique asthmatique

Les femmes souffrent deux fois plus d’asthme que les hommes, la raison : la testostérone

Si les femmes sont plus affectées par une maladie allergique asthmatique que les hommes et que le risque est double, cela est lié à une cause bien hormonale. En effet, l’hormone masculine, la testostérone chez les hommes inhibe la multiplication de certaines cellules immunitaires impliquées dans la production d’un asthme.
C’est ce que démontre une étude publiée dans « Journal of experimental medicine ».
Les chercheurs de l’Inserm et du CNRS ont œuvré avec des scientifiques australiens de l’Université de Melbourne ont explicité les raisons pour lesquelles les femmes sont plus exposées à une affection asthmatique plus que les hommes. Les scientifiques ont expliqué le rôle de la testostérone dans la préservation des hommes des réactions et des poussées allergiques induites par un asthme.

Le Dr Cyril Seillet de l’Université de Melbourne, l’un des auteurs de l’étude, a souligné : « Nos recherches montrent que des hauts taux de testostérone chez les hommes ont tendance à les protéger du développement de l’asthme allergique. La testostérone agit directement sur les ILC2 en inhibant leur prolifération ».
Les ILC2 sont à l’origine de la production de protéines impliquées dans les réactions d’asthme, les cytokines en réponse à des substances allergiques, à du pollen, à la fumée tabagique, à des acariens ou à des poils d’animaux domestiques.

Cette étude scientifique ouvre la piste à de nouvelles solutions thérapeutiques qui pourraient opérer sur la régulation des cellules ILC2 en entravant leur multiplication et utilisant l’activité hormonale de la testostérone.

Il est à noter que les poussées asthmatiques altèrent la qualité de vie des patients et entraînent des détresses respiratoires. Les patients atteints d’un asthme chronique sont pris en charge généralement par des corticoïdes. Cependant pour les asthmatiques sévères des traitements plus puissants sont prescrits comme l’omalizumab ou les anti-interleukines qui ont fait leurs preuves dans le soulagement et l’atténuation des crises chez les patients.

Source : Journal of experimental medicine – Androgen signaling negatively controls group 2 innate lymphoid cells

Commentaires

commentaires