France : RTU prolongé d’un an pour le Baclofène

Addiction à l'alcool

Le baclofène efficient à haute dose contre l’addiction à l’alcool

Le baclofène est un myorelaxant prescrit pour les cas de spasticité musculaire pour les patients atteints d’une sclérose en plaques et également, dans le cadre d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour lutter contre l’addiction alcoolique.
Le 17 Mars 2017, l’ANSM a renouvelé pour un an cette recommandation temporaire d’utilisation (RTU).
Cette mesures est prise en parallèle avec les résultats positifs de l’étude « Bacloville », publiée à l’occasion des journées annuelles de la société française d’alcoologie.

Bacloville

Cette étude a été conduite sur une durée de plus d’une année, de mai 2012 à juin 2013, avec un essai clinique renfermant un groupe de 320 patients âgés de 18 à 65 ans. Tous entretenaient une addiction alcoolique depuis 3 mois avant leur inclusion dans l’étude . Ils présentaient un profil addictif, dans le sens où leur consommation en excès se combinait à une incapacité à diminuer la quantité d’alcool.
Parmi tous les volontaires, deux groupes ont été formés. Le premier a pris du baclofène à forte dose et le second, un groupe de contrôle avec un test placebo.
Les conclusions de cette étude clinique ont montré qu’au 12ème mois de traitement, le taux d’abstinence s’établissait à 56,8% dans le groupe sous baclofène, contre 36,5% dans le groupe témoin.
Toutefois, des effets secondaires comme l’insomnie, une somnolence et des états dépressifs ont été signalés dans une proportion de 44% des cas chez les patients sous baclofène, contre 31% chez les témoins sous placebo.
Points importants de cette étude, tous les participants étaient par ailleurs volontaires pour enclencher une démarche de soin, mais aucun des patients n’a été contraint d’arrêter de boire pendant la prise de baclofène.
Une confirmation que cette molécule peut constituer une porte d’entrée vers la réduction de la consommation d’alcool, pour aller graduellement vers un sevrage, sans pour autant que l’abstinence soit le premier but de la prise en charge des patients.

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