Différentes allergies seraient génétiquement liées

Des chercheurs ont montré l’existence de prédispositions génétiques communes à des allergies en apparence très hétérogènes.
L’étude SHARE, publiée dans la revue « Nature Genetics », s’est intéressée à trois types d’allergies : l’asthme, le rhume des foins et l’eczéma. Des recherches ont été menées sur les données d’une large cohorte, soit 360 mille participants. Ils souffraient tous : soit d’eczéma, soit d’asthme, soit de rhume des foins, soit de plusieurs de ces maladies allergiques. Il s’agit de la plus grande étude génétique menée dans le monde sur les allergies.

Le nombre de personnes allergiques augmente depuis plusieurs décennies.

136 séquences d’ADN différentes dans le génome ont été identifiées comme étant associées au développement d’une de ces allergies. Les chercheurs se sont rendus compte qu’une réaction excessive du système immunitaire, observée au cours de l’une de ces allergies, asthme, rhume des foins ou eczéma, était liée à une prédisposition génétique commune. De plus, 16 de ces gènes sont responsables de la modulation des autres gènes de l’allergie, et seraient accessibles à une activation par des facteurs environnementaux.
Le Professeur Young-Ae Lee, l’un des auteurs de ce travail, indique : « les résultats de cette étude expliquent pourquoi certaines personnes sont plus susceptibles d’avoir des allergies ». Les résultats de cette recherche vont permettre de réfléchir à de nouvelles pistes thérapeutiques avec de nouveaux traitements susceptibles de mieux gérer et traiter les différentes allergies.
Le côté intéressant de ces travaux de recherche est que 34 de ces gènes sont, en effet, déjà l’objet de recherches et ils pourraient être utilisés comme cibles dans le traitement des maladies allergiques et auto-immunes.