L’immunothérapie : nouvelle voie thérapeutique pour les patients atteints de maladie de Parkinson

C’est une nouvelle voie thérapeutique prometteuse pour les patients atteints de Parkinson, selon professeur Philippe Damier, neurologue au Centre Hospitalo-Universitaire de Nantes.
Les travaux des essais cliniques du professeur et de son équipe ouvrent une nouvelle piste de recherche contre la maladie de Parkinson : l’immunothérapie.
« Le but est de ralentir le processus dégénératif, voire de le stopper si on arrive au tout début de la maladie », a relevé le chercheur.
C’est la deuxième étape de tests de l’étude clinique internationale qui a démarré avec des résultats efficaces
L’immunothérapie consiste à diffuser un médicament en perfusion pour booster le système immunitaire, et le soutenir, dans le cas de l’atteinte par la pathologie de Parkinson, et à se débarrasser d’agrégats anormaux de protéines dans le cerveau. Dans ce cadre, « l’immunothérapie renforce les défenses du patient. Dans notre essai clinique Parkinson, on injecte un certain type d’anticorps dits monoclonaux. Leur rôle est de cibler les dépôts de protéines et les détruire », a expliqué le Pr Philippe Damier.
Ce progrès thérapeutique dans la prise en charge des patients atteints de la maladie de Parkinson constitue une piste de grande importance pour cette affection neurodégénérative. Au cours de cette maladie neurologique, les patients souffrent de symptômes moteurs, d’akinésie et de raideurs mais également de troubles cognitifs. Cette atteinte neurodégénérative résulte de la mort lente et graduelle des neurones. Les troubles liés à la maladie de Parkinson apparaissent entre 50 et 70 ans. De plus, la première phase de la maladie peut être confondue avec le vieillissement normal. Actuellement, cette maladie reste incurable, aucun traitement n’existe pour soigner d’une manière efficace cette atteinte neurologique.
 

Source : Le Parisien – 5 avril 2018