Algérie : production de glucophage

L’industrie pharmaceutique algérienne fait figure de modèle et ce, grâce à un marché de croissance, une forte implication des investisseurs privés et l’accompagnement des pouvoirs publics. C’est dans ce contexte que le glucophage est, depuis la mi-novembre, produit en Algérie.

Prescrit dans le traitement du diabète, l’entrée en production de ce médicament, jusque là essentiellement importé de France, permet d’assurer sa disponibilité au niveau local tout en faisant au pays l’économie des 10 à 12 millions d’euros nécessaires à son importation.

Cette fabrication ouvre pour la société algéro-allemande Nova-Merck de grandes perspectives d’exportation de ce produit vers de nombreux pays africains et ce, d’autant que Merck projette d’élargir sa production à d’autres types de médicaments dans le cadre de son partenariat.

En effet, selon son responsable, le groupe algéro-allemand compte développer, dans une deuxième étape, un autre projet de production de médicaments pour le cœur et la tension artérielle.

L’unité de Bou Ismaïl est le résultat d’un investissement de 5 millions d’euros, avec des équipements à la pointe de la technologie, en conformité avec les normes internationales, et a généré 200 postes de travail. L’usine produira du glucophage avec des dosages à 500, 850 et 100 mg à raison de 300 millions d’unités par an extensibles à 500 millions d’unités en une année.