Dans son rapport du mois de mai, l’Académie Nationale de médecine française essaie de mettre fin à la polémique sur les statines et affirme leur efficience dans la prise en charge de l’hypercholestérolémie et les risques cardiaques résiduels.
 
Les statines représentent une classe médicamenteuse préconisée dans le cas de l’augmentation du cholestérol, des triglycérides ou des acides gras dans le sang. Ces médicaments contribuent à soigner les dyslipidémies en étant des inhibiteurs de la HMG-CoA réductase.
De nombreuses études scientifiques randomisées ont démontré l’intérêt de ces traitements pour les dyslipidémies et les affections cardiovasculaires chroniques comme le syndrome coronarien aigu et les thromboses. Toutefois les effets indésirables des statines, principalement les douleurs musculaires et les crampes qui touchent 10 à 25% des patients, ont ouvert la porte aux polémiques.

Des statines en fonction du risque

Dans son analyse l’académie distingue les différentes situations où la prescription de statines se justifie.
– soit en prévention secondaire pour prévenir une récidive chez les patients ayant déjà eu un AVC ou un infarctus.
– en prévention primaire, chez les patients à haut risque ou à très haut risque, où les statines sont « indispensables » et leur bénéfice « majeur », indiquent les auteurs
 
L’Académie concède que l’intérêt des statines n’est en revanche pas évident dans le faible risque, et doit être évalué par le cardiologue au cas pour cas dans le risque intermédiaire.
 
Par contre, l’académie insiste sur l’importance de ne interrompre le traitement sans prendre l’avis du médecin prescripteur.

 

Académie nationale de médecine – Efficacité et effets indésirables des statines : évidences et polémiques