Soleil bienfaits et risques

Nous en connaissons généralement deux, les UVA et les UVB. Il en existe, cependant, un troisième,

l’UVC. Longtemps, les UVA ont été considérés comme inoffensifs et simplement responsables d’allergies solaires, mais des études récentes ont montré que les UVA sont aussi nocifs que les UVB. Pour ce qui est des UVC, on a vraiment tort de penser que l’on est à l’abri. Certes, les UVC sont absorbés par la couche d’ozone mais, avec la perte d’une partie de celle -ci, l’être humain est désormais fortement exposé. Sachez que les UVC sont, de loin, les plus nocifs.

Les bienfaits des rayonnements UV

Les rayons solaires génèrent chaleur et lumière et « boostent » notre moral. Les rayonnements UV sont indispensables à l’organisme car ils stimulent la production de vitamine D, laquelle joue, à la fois, un rôle important dans l’absorption du calcium et du phosphore présents dans les aliments et un rôle décisif dans le développement du squelette et de la fonction immunitaire. Les UV sont, parfois, utilisés comme traitement dans certaines pathologies cutanées, comme, notamment, le psoriasis et le vitiligo. Mais le degré d’exposition est alors rigoureusement contrôlé et les patients étroitement surveillés.

Tout excès est nocif

Il ne fait aucun doute qu’un peu de lumière solaire est bon pour notre santé ! Mais cinq à quinze minutes d’exposition solaire occasionnelle des mains, du visage et des bras, deux ou trois fois par semaine, au cours des mois d’été, suffisent pour conserver des concentrations élevées de vitamine D.

Attention danger : ne pas dépasser la dose d’exonération

Une forte exposition au soleil provoquerait des dommages cellulaires irréversibles. C’est un travail mené par des chercheurs français, réunis autour d’Alain Sarasin, Directeur de recherche à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy de Villejuif, qui a révélé l’effet d’irradiation des UVA et des UVB sur des cellules épithéliales humaines en culture et dans lesquelles ils avaient introduit une construction génétique originale, porteuse d’un gène cible pour la mutagenèse, aisément identifiable. Conclusion de l’étude: tous les rayons ultraviolets, à plus ou moins forte dose, sont dangereux pour l’intégrité du matériel génétique. Ils ont aussi observé que, pour une dose provoquant une mortalité cellulaire équivalente, les UVA sont, au moins, aussi mutagènes – donc potentiellement responsables de cancers de la peau – que les UVB. Ces nouveaux travaux sur les UVA montrent que, en nous

protégeant contre les UVB et en nous croyant à l’abri des effets néfastes du soleil, nous sommes, en fait, insidieusement conduits à nous exposer à des doses tout aussi dangereuses d’UVA. Quant aux UVC, nous avons tort de penser que nous sommes totalement à l’abri. Certes, les UVC sont absorbés par la couche d’ozone mais avec l’augmentation du niveau de perte de cette couche, nous sommes relativement exposés. Aujourd’hui, la Nouvelle Zélande, le sud de l’Australie, la Scandinavie, mais aussi le Canada, connaissent de fortes baisses d’ozone au printemps et une forte croissance des cancers de la peau. Le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) estime qu’une baisse de seulement 10% de l’ozone stratosphérique entraînerait, dans le monde, 300.000 cas de carcinomes et 4.500 cas de mélanomes supplémentaires chaque année.

Ne cédons pas à la panique, voici 3 règles très importantes à suivre :

1. Evitez les expositions entre 11h et 16h et ne restez pas au soleil plus de trente minutes les premiers jours.

2. Choisissez la panoplie de protection complète ! Chapeau, lunettes, vêtements et crème solaire… Un grand parasol, un chapeau à bords larges, des lunettes de soleil (enveloppantes, cat.CE 3 ou 4), des vêtements couvrants (UPF 40+ en cas de longues et/ou intenses expositions).

3. Appliquez une crème solaire SPF 25, au moins, toutes les 2 heures sur les zones exposées, pour vous protéger et non pour vous exposer plus. Protégez particulièrement les bébés et les enfants. Montrez- leur l’exemple. Jusqu’à la puberté, leurs défenses naturelles sont immatures. Leur peau et leurs yeux sont plus sensibles et plus exposés… Les surfaces claires et brillantes, comme la neige et l’eau, augmentent fortement la quantité d’UV reçue par la peau et par les yeux.

Qu’est-ce que l’IP ?

Le seul indice important à regarder avant d’acheter une crème est l’IP, indice de protection, appelé plus exactement FPS, facteur de protection solaire ou encore SPF, pour sunburn protection factor, en anglais. Première chose à retenir donc : IP, SPF et FPS ont la même signification. C’est, d’ailleurs, le chiffre mis en évidence sur les étiquettes. Comment le calcule-t-on ? La méthode est simple : des volontaires viennent exposer leur dos, divisé en différentes zones (une sans protection solaire, l’autre ou les autres recouvertes de crèmes solaires), à un rayonnement artificiel d’UV. Le lendemain, on mesure le temps de protection contre les coups de soleil de chaque zone de peau et l’on en déduit l’indice de la crème. L’indice de protection étant le rapport existant entre le temps nécessaire pour avoir un coup de soleil, avec et sans produit. Si un coup de soleil se déclenche, sans protection et après 15 minutes d’exposition, avec un produit photo-protecteur de SPF 10, il n’apparaîtra qu’au bout de 10 x 15 mn c’est-àdire 150 minutes, dans les mêmes conditions d’exposition.

SPF et réglementation

L’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) travaille sur l’harmonisation de l’étiquetage et des méthodes d’évaluation pour définir les indices de protection des produits solaires. Les experts s’orientent vers une classification des crèmes en cinq catégories, à l’intérieur desquelles les indices seraient regroupés et leur nombre diminué. Les protections seront proposées selon leur densité et leurs indices regroupés pour faciliter le choix.

– La protection faible correspondra à un FPS 6, 8, 10.

– La protection moyenne : FPS 15, 20, 25.

– La haute protection : FPS 30, 40, 50.

– La très haute protection: FPS 50+.