Les agents et cadres de la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT) ont lancé, mardi, un signal d’alarme contre la baisse des stocks de médicaments et le non remboursement des dettes qui s’élèvent à une somme de plus de 800 millions de dinars par les établissements hospitaliers au profit de la pharmacie centrale.
La pharmacie centrale n’a reçu, pendant cinq mois, qu’une somme de 32,3 millions de dinars de la part de la CNAM et un montant d’une valeur de 6 millions de dinars de la part des hôpitaux.

Risque de rupture de stocks pour certains médicaments

La situation de rupture de stocks de certains médicaments est critique puisque la pharmacie centrale risque une réduction nette de son approvisionnement en médicaments, après que les fournisseurs étrangers aient menacé de suspendre l’approvisionnement en médicaments en cas de non respect de ses engagements financiers qui ont atteint un montant de 249 MDT.
La dette de la Pharmacie centrale de Tunisie est passée de 21 MDT en décembre 2016 à 210 MDT en décembre 2017. Selon un rapport administratif de la PCT, 74% des dettes du secteur sont concentrées dans 14 établissements dont les polycliniques rattachées à la caisse nationale de sécurité sociale, la direction de santé de base, le Centre national de greffe de la moelle osseuse, la direction de la santé militaire et des d’établissements hospitaliers.

Hela Kochbati