Le Maroc cible les marchés africains

Dans le cadre du Plan d’accélération industrielle (PAI) concernant plusieurs secteurs, le département marocain de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique soutient l’industrie pharmaceutique en encourageant le développement des biotechnologies et bio-similaires, des essais cliniques, des médicaments et des dispositifs médicaux.
Ainsi un fonds Hassan II accorde une contribution financière à ce secteur à hauteur de 15 % du montant total de l’investissement, avec un plafond de près de 7 millions de dinars.
Classée zone Europe par l’OMS, l’industrie pharmaceutique marocaine couvre environ 70 % de la demande nationale et exporte près de 10 % vers l’Afrique subsaharienne, certains pays européens et des pays du Golfe, générant un chiffre d’affaires annuel d’à peu près 3 milliards de dinars.
Motivé par sa progression fulgurante, le secteur redouble d’efforts pour conquérir de nouveaux marchés et atteindre les 40 % de taux d’exportation. Comptant 350 millions d’habitants et véritable manne pour cette industrie, l’Afrique de l’Ouest est une des zones ciblées et plusieurs laboratoires y consolident leur présence.

Ainsi, Sothéma a inauguré, en 2013, son unité de fabrication de médicaments au Sénégal. Pharma 5 compte parmi les plus gros industriels internationaux du secteur, ce dernier écoulant ses produits dans 36 pays d’Afrique et visant l’Afrique anglophone et l’Europe de l’Est. En outre et à l’occasion de la dernière tournée du Roi en Afrique, un mémorandum d’entente a été signé entre la Côte d’Ivoire et Cooper Pharma Maroc pour la réalisation d’une unité industrielle de production de médicaments, sans compter les autorisations obtenues pour le Mali, le Gabon et le Sénégal. Laprophan réalise également de bonnes performances dans les pays africains et entend s’investir davantage dans les pays d’Afrique de l’Est.

Jaouida Ben Aouali