Nanobiotix va tester NVTXR3 en immuno-oncologie.

Cette technique vise à stimuler la réponse du système immunitaire contre les cellules cancéreuses.
Nanobiotix, société française spécialisée dans la nanomédecine, a annoncé, mardi 26 décembre, avoir obtenu l’accord de la Food and Drug Administration (FDA) pour effectuer les premiers essais cliniques du NBTXR3 en immuno-oncologie. « La FDA américaine a accepté la demande d’Investigational New Drug (IND) pour un nouvel essai clinique avec NBTXR3, […], conçu pour être injecté directement dans les tumeurs cancéreuses, activé par radiothérapie stéréotaxique d’ablation (SABR) et administré en combinaison avec un anticorps anti-PD1 », explique le communiqué.
La solution NBTXR3 est « une suspension aqueuse injectable de nanoparticules d’oxyde d’hafnium », évaluée cliniquement pour traiter les tumeurs solides. C’est un système dans lequel les particules d’oxyde d’hafnium flottent dans un liquide. Selon Nanobiotix, « après injection intra tumorale, NBTXR3, lorsqu’activé par la radiothérapie, est capable d’absorber l’énergie provenant de rayonnements ionisants, et de l’amplifier pour détruire les cellules tumorales par l’altération de leur ADN ».
Le communiqué explique que l’étude portera sur trois cohortes de patients atteints de carcinome épidermoïde récurrent et/ou métastatique de la tête et du cou (NHSCC) ou de cancers du poumon métastasé (CPNPC). Elle sera réalisée en deux phases successives : la première d’entre elles sera une escalade de dose, la seconde, une phase d’expansion. Entre 36 et 72 patients sont recrutés pour la phase I et 40 pour la phase II. Le premier patient est attendu au cours du deuxième trimestre 2018, avec des premiers résultats envisagés à l’été 2019.
Des essais cliniques sont déjà réalisés depuis 2011 sur des patients atteints de différents cancers (sarcome des tissus mous, de la tête et du cou, de la prostate, et du foie notamment). Mais la FDA a aujourd’hui autorisé l’essai en immuno-oncologie destiné à stimuler la réponse du système immunitaire contre les cellules tumorales.
Selon Nanobiotix, seulement 15 à 20 % des patients atteints de cancer du poumon et environ 13 à 22 % des patients atteints de carcinome épidermoïde de la tête et du cou répondent aux différents traitements actuels d’immunothérapie. « Le mode d’action physique de NBTXR3 et la mort cellulaire générée induit une immunogénicité différente par rapport à la radiothérapie et à la chimiothérapie. Cela pourrait être clé pour augmenter considérablement le nombre de patients atteints de cancers qui pourraient bénéficier de thérapies d’immuno-oncologie », explique l’entreprise.