Nivolumab : traitement innovant pour les cancers gynécologiques

recherche médicale

Le nivolumab (Opdivo) est déjà connu pour son efficacité dans la prise en charge du cancer de la peau et du cancer du poumon.
Il serait également efficace pour des cancers gynécologiques touchant le col de l’utérus, le vagin et la vulve selon une étude exposée au cours de la 52ème édition du congrès de la société américaine de la clinique oncologique (ASCO) qui s’est déroulé à Chicago du 2 au 6 juin 2017. Cette étude a été présentée par une équipe de chercheurs de l’Institut Gustave Roussy.

Nivolumab pour traiter les cancers dus au papillomavirus humain

Le nivolumab est un médicament de l’immunothérapie qui est un anti-PD1, une molécule importante qui permet d’activer les anticorps dormants des cellules cancéreuses. Cette molécule active a été développée dans le laboratoire Bristol Myers Squibb et serait active pour traiter les tumeurs de cinq cancers gynécologiques.
L’étude clinique « Check Mate 358 » a été mené à une échelle internationale, et teste l’efficacité du nivolumab contre cinq cancers distincts, tous d’origine virale; parmi eux, il a ciblé 24 patientes atteintes d’un cancer gynécologique lié au papillomavirus humain (HPV). 19 patientes avaient un cancer du col de l’utérus et 5 autres avaient soit un cancer vaginal soit un cancer vulvaire. Après 31 semaines de suivi thérapeutique, un contrôle des tumeurs a été constaté pour 70,8% des cas, et 20,8% des patientes ont même eu une nette régression des tumeurs.

Selon le Dr Antoine Hollebecque, chef de service de l’hôpital du jour au sein du département de l’innovation thérapeutique et essais précoces (DITEP) à l’Institut Gustave Roussy, « la survie globale des patientes semble améliorer ». Le côté positif de cette immunothérapie est que les effets indésirables générés étaient gérables. Par ailleurs, ce traitement innovant pourrait être indiqué pour les patientes ayant eu un échec lors d’une chirurgie associée à une radiothérapie ou une chimiothérapie et pourrait être une première indication thérapeutique dans les cancers gynécologiques à des formes avancées ou lors de rechutes métastasiques.

Commentaires

commentaires