L’immunothérapie est une nouvelle solution pour le cancer de l’œsophage dans un stade avancé

Les patients souffrant d’un cancer avancé de l’œsophage ou de la jonction gastro-œsophagienne ont généralement un mauvais pronostic et les recommandations actuelles n’offrent aucun traitement spécifique dans ce cas de figure. L’immunothérapie anti-PD1 représenterait une nouvelle opportunité pour ces malades selon une étude publiée dans The Lancet.
Pour cette étude, des patients avec ce type de cancer et intolérants à un traitement standard ou à d’autres anticorps thérapeutiques agissant sur la régulation des lymphocytes T ont été recrutés. Ils ont été tirés au sort et répartis en 2 groupes : le premier groupe recevait 3 mg/kg de nivolumab et le deuxième groupe recevait un placebo par voie intraveineuse toutes les 2 semaines. Les chercheurs ont pu évaluer l’efficacité et l’innocuité d’une immunothérapie, le nivolumab, un anticorps monoclonal anti-PD-1 chez des patients atteints d’un cancer avancé de l’œsophage ou de la jonction gastro-œsophagienne en échec d’au moins 2 chimiothérapies.
Le traitement a été poursuivi jusqu’à progression de la maladie ou à l’apparition de toxicités nécessitant un arrêt définitif. Ni les malades, ni les chercheurs ne connaissaient le traitement qu’ils recevaient. Le critère d’évaluation principal était la survie globale. L’innocuité a été analysée chez tous les patients ayant reçu au moins une dose de traitement.

Le doublement de la survie globale dans le groupe nivolumab en monothérapie pour une durée de 26,2 mois contre 10,6 mois dans le groupe placebo révélant que le nivolumab, ou un autre inhibiteur du PD1/PDL1, pourrait être une nouvelle option de traitement chez les malades souffrant d’un cancer avancé de l’œsophage ou de la jonction gastro-œsophagienne.

La tolérance observée dans cette population de malades est cohérente à ce qui a été observé dans les autres études nivolumab sur d’autres cancers, sans nouvelle toxicité par rapport à ce qui est connu.

Cette étude a permis le lancement d’autres études avec le nivolumab dans le cancer de l’œsophage ou de la jonction gastro-œsophagienne dans diverses configurations d’association à la chimiothérapie et à des stades antérieurs du cancer.

Crédit photo : Samir- Endoscopic image of patient with esophageal adenocarcinoma seen at gastro-esophageal junction – licence CC BY-SA 3.0