Un nouveau traitement, testé par des chercheurs britanniques de l’Imperial College de Londres, réduirait la sévérité des bouffées de chaleur de plus d’un tiers chez les femmes ménopausées, dans les trois jours suivant sa prise.

Une alternative prometteuse aux traitements hormonaux substitutifs

L’essai en double aveugle et contrôlé par placebo, a été mené auprès de 37 femmes en phase de ménopause âgées de 40 à 62 ans et souffrant d’au moins sept bouffées de chaleur par jour. Les participantes ont été choisies au hasard pour recevoir d’abord une dose quotidienne de 80 mg du médicament expérimental, appelé MLE4901, ou un placebo au cours d’une période de quatre semaines. Les groupes ont ensuite changé pour recevoir l’autre comprimé pendant quatre semaines supplémentaires.
Les chercheurs anglais ont observé que ce nouveau médicament permettrait de diminuer significativement le nombre total moyen de bouffées vasomotrices pendant la période de traitement de quatre semaines, ainsi que leur sévérité, en comparaison aux moments où les patientes recevaient le placebo. D’après le professeur Waljit Dhillo, principal scientifique qui a conduit cette étude scientifique une seconde analyse a démontré que les effets du médicament étaient sentis dès le troisième jour de prise.
Deux dérivés moléculaires actifs de ce médicament qui ne semblent pas montrer d’effets secondaires vont être intégrés dans des essais de plus grande envergure. Ces nouveaux composés expérimentaux agissent en bloquant l’action d’une substance chimique du cerveau appelée neurokinine B (NKB). Des essais antérieurs sur des animaux et des humains avaient montré que des niveaux accrus de NKB pouvaient déclencher des bouffées de chaleur.
« Cette nouvelle classe de médicaments pourrait fournir aux femmes une alternative aux traitements hormonaux substitutifs » a relevé le Pr Dhillo. Ce nouveau traitement pour les femmes ménopausées constitue une piste prometteuse pour ces dernières afin d’atténuer les bouffées de chaleur.