Autorisation de vente d’une nouvelle pilule du lendemain en Tunisie

Une nouvelle pilule abortive, « du lendemain », sera officiellement commercialisée en Tunisie, selon une dépêche de l’Agence TAP.

Une autorisation qui vient démentir les informations faisant état d’une éventuelle remise en cause du droit à l’avortement en Tunisie. “La politique de la Tunisie en matière de planning familial est irréversible”, a déclaré Nadia Fenina, Directrice de la pharmacie et des médicaments au Ministère de la santé.

Des informations qui ont fait le tour sur les réseaux sociaux concernant l’adoption de nouvelles restrictions en matière de contraception, dont la commercialisation, sur ordonnance, des pilules contraceptives, actuellement en vente libre dans les pharmacies en Tunisie.

Il est à rappeler qu’en mars dernier, l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) avait exprimé, lors du Forum Social Mondial tenu à Tunis, ses « inquiétudes » concernant « les risques d’une régression » dans les textes législatifs et la pratique de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en Tunisie. L’IVG est autorisé dans notre pays depuis 1973 en vertu de l’article 214 du code pénal (loi N°73-2 du 26 septembre 1973). Autrement dit, 70% des femmes préfèrent l’avortement via la méthode médicamenteuse, selon une enquête de l’Office national de la famille et de la population (ONFP), réalisée en 2012.
De son côté, l’ATDF note, dans son rapport, une baisse de 2% des activités d’IVG dans les cliniques de l’ONFP et de plus de 55% dans les services hospitaliers. “Ces chiffres alarmants témoignent de services non disponibles et des difficultés que les femmes rencontrent quand elles décident de recourir à l’interruption volontaire de grossesse aujourd’hui”, s’inquiète l’ATDF.