Autorisation de l’Ocrevus, un espoir pour les malades

Ce nouveau médicament commercialisé par Roche permet de freiner la progression du handicap chez les personnes atteintes de sclérose en plaques. Il ne s’administre qu’une seule fois tous les six mois. Il représente un espoir pour les personnes souffrant de sclérose en plaques. L’Ocrevus, un traitement mis au point par le laboratoire Roche vient d’être homologué par la Commission européenne. Le Comité des médicaments à usage humain (CHMP), l’instance chargée d’examiner les médicaments qui peuvent être commercialisés dans l’Union Européenne, s’était déjà prononcé en sa faveur. Le nouveau médicament s’administre tous les six mois par voie intraveineuse. « Cela ne nécessite pas de surveillance lourde, ce qui, nous l’espérons, permettra aux patients de vivre leur vie sans penser chaque jour ou chaque semaine à leur traitement », explique Sandra Horning, directrice du développement monde chez Roche.
Seule ombre au tableau : le risque d’effets secondaires de ce médicament, qui, comme les autres, influe sur le système immunitaire. Il existe alors un risque d’infection du système nerveux. Un effet secondaire constaté chez deux autres médicaments contre la sclérose en plaques, le Tecfidera et le Tysabri, tous deux commercialisés par le laboratoire Biogen. « La molécule n’est pas sur le marché depuis longtemps. On ne peut pas savoir quelles seront les conséquences à long terme. Aujourd’hui, il n’y a pas assez de recul pour affirmer qu’aucun risque n’existe », estime Emmanuelle Plassart de l’Arsep.
Sur le marché de la sclérose en plaques, Roche rejoint ses concurrents Biogen, Sanofi et Novartis. L’Ocrevus avait déjà obtenu les autorisations de mise sur le marché aux États-Unis fin mars 2017 et a depuis été homologué dans d’autres pays, dont l’Australie et la Suisse. Plus de 30 000 patients ont déjà été traités avec ce médicament depuis le début de sa commercialisation.