Testée chez la souris, la flunarizine serait efficace dans la prise en charge de l’amyotrophie spinale.

Cette maladie génétique rare entraîne une perte de la masse musculaire d’une manière progressive et altère la capacité de l’enfant à marcher.
La flunarizine est indiquée pour des pathologies neurologiques comme l’épilepsie et pourrait se révéler bénéfique dans le traitement de l’amyotrophie spinale.
Des chercheurs de l’INSERM UMR 1124 ont en effet prouvé l’efficacité de cette molécule in vitro sur des tissus humains, prélevés chez des patients atteints de cette pathologie. Puis un modèle de rongeurs atteints de cette maladie a bénéficié de cette molécule dès la naissance, à raison de deux injections par jour au niveau de la moelle épinière. Les résultats des ces travaux ont montré que « l’espérance de vie des animaux traités a augmenté de 40% en moyenne, passant de 11 à 16 jours et même jusqu’à 36 jours pour l’un des sujets ».
Par ailleurs, l’analyse des motoneurones et des muscles montre qu’ils sont préservés plus longtemps chez les animaux traités.
La preuve, selon les scientifiques français, que la flunarizine présente un effet neuroprotecteur… sans que l’on n’en sache les raisons.
L’amyotrophie spinale affecte 1 à 9 individus sur 100 mille cas. Cette maladie génétique rare se caractérise par une dégénérescence des motoneurones dans la moelle épinière entraînant une perte musculaire progressive.

L’efficience de la flunarizine doit maintenant faire l’objet de tests chez l’homme. Cependant, cette phase se heurte à des contraintes de recrutement des malades atteints de cette pathologie rare, la majorité des patients étant inclus dans un autre essai clinique d’évaluation d’un traitement de nouvelle génération ayant eu une AMM en décembre 2016. Par conséquent, ils ne peuvent pas participer à une autre expérimentation clinique.