Les 17èmes journées pharmaceutiques se déroulent depuis hier jusqu’à ce soir (25 et 26 février 2016).

Ce meeting pharmaceutique, biannuel, sous le patronage du ministre de la Santé se tient à l’hôtel le Palace, à Gammarth.
Ces journées pharmaceutiques s’inscrivent dans le cadre de la contribution de la Société des Sciences Pharmaceutiques de Tunisie (SSPT) qui s’intègre dans le cadre de la formation continue des pharmaciens.

Le programme de ces journées concernent des axes thématiques innovants et d’actualité comme « résistance aux antibiotiques et difficultés thérapeutiques en Tunisie », « e-santé : les objets connectés en santé », « les adjuvants des vaccins, quels bénéfices et quels risques », « le médicament conseil, réalité et perspectives nationales et internationales », « Dépistage des marqueurs tumoraux, application au cancer du sein », « le cancer du sein : épidémiologie, physiopathologie, diagnostic clinique et biologique, traitement, prévention et dépistage » et «  le check-up médical, quand le faire et pourquoi ? ».

D’éminents spécialistes participent à cette rencontre comme Claude Monneret, président de l’Académie Nationale de Pharmacie de France, Agnès Artiges, Liliane Keros, Alain Astier, membres de cette académie pharmaceutique, Chedlia Fendri, présidente de la Société des Sciences Pharmaceutiques de Tunisie, Chokri Zribi, Alya El Hedda, Khaled Rahal, chef du service de cancérologie à l’Institut Salah Azaiez, Henri Roche, directeur des affaires médicales, institut universitaire du cancer de Toulouse-oncopole et Mounir Lamloum, professeur en médecine interne du centre hospitalo-universitaire.

L’antibiorésistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique dans le monde et en Tunisie. La prescription doit être faite avec une extrême vigilance pour la prévention d’une multi-résistance face à une antibiothérapie.

A l’échelle mondiale, dans les années 2050, les bactéries pourraient tuer 10 millions de personnes par an. Par ailleurs aujourd’hui, les objets connectés constituent des outils pertinents. Le rôle du pharmacien est l’analyse des données et des résultats afférents, la prescription d’objets connectés de prévention et l’aide à l’observance thérapeutique des patients.

La prescription des médicaments en Tunisie se fait de l’ordre de 58% avec une ordonnance médicale, 42% des cas d’octroi de médicaments se fait hors prescription médicale. Hors prescription et en automédication 90% des médicaments concernent les affections aigues alors que 10% des médications sont liés à des maladies chroniques. Il est à souligner que dans notre pays, 80% de la population tunisienne dispose d’une couverture sanitaire auprès de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM). HK.