La piste d’un vaccin pour le psoriasis

Des chercheurs des universités de Dundee en Écosse et d’Oxford au Royaume-Uni se sont montrés optimistes quant au vaccin qu’ils viennent de développer visant les maladies chroniques de la peau comme le psoriasis et les allergies au poil de chat.
Ce vaccin résulte d’une combinaison du virus de la mosaïque du concombre, une atteinte virale qui peut attaquer les cucurbitacées, et d’une protéine dérivée du virus du tétanos,il est capable de stimuler le système immunitaire par une production d’anticorps élevée ciblant la protéine responsable du psoriasis. Selon les chercheurs, ce traitement, pour l’heure testé sur des souris, mais qui a reçu l’autorisation pour des essais cliniques sur l’homme, éviterait les injections mensuelles d’anticorps actuellement prodigués aux patients les plus sévèrement impactés par le psoriasis, et offrirait une option thérapeutique accessible au plus grand nombre, car moins coûteuse.
En effet pour les traitements les plus élaborés pour le psoriasis, il y a les biothérapies qui ont beaucoup évolué ces dernières années, et sont regroupées dans une catégorie de médicaments appelés « anticorps monoclonaux », qui vont viser une molécule qui intervient dans le mécanisme de l’inflammation. D’autre part, un autre traitement a été autorisé sur le marché pharmaceutique américain par la FDA, l’Ixekizumab, un anticorps monoclonal administré par injection cutanée mensuelle; l’arme thérapeutique la plus récente mise au point contre le psoriasis de forme modérée à sévère.

Parmi les facteurs de risque aggravant le psoriasis, il y a le tabac, l’alcool, l’obésité et le stress.
Dans le monde, le psoriasis affecte 125 millions de personnes. En Tunisie, cette affection cutanée chronique touche 3% de la population générale.